A la santé du feu, Dorothée Werner

Voici le résumé de ce livre, A la santé du feu, que j’ai beaucoup aimé:

« Laissez-vous faire deux secondes, fermez les yeux, imaginez qu’un jour on vous apprend une catastrophe. Pensez à une scène précise, une heure de la journée, une lumière, une ambiance. Quelle est la différence entre la minute juste avant et celle juste après ? Vous êtes assis dans le même fauteuil, buvant le même thé dans la même maison, vous vous mouvez dans le même corps, vous n en souffrez pas plus que ce matin, pas moins non plus, tout est profondément familier, le soleil finit par décliner comme chaque jour, rien n a donc changé. Et pourtant si.»

 

A la santé du feu, Dorothée Werner dans Liens A-la-sante-du-feu-de-Dorothee-Werner-JC-Lattes_reference

 

Mon avis:

Un récit sur l’attente, poignante et angoissante, sur la nécessité de vivre sous couvert de ne plus le faire bientôt. L’écriture à la première personne nous fait prendre au jeu, nous fait envisager l’attende de manière très personnelle, sans distance et aussi sans tabous.

L’espoir, l’amour de la vie et la peur de la mort se mêlent dans un tourbillon vertigineux. Une chose est sûre, il n’y aura qu’une issue !

J’ai aimé la construction de ce roman en 40 chapitres qui représentent les 40 jours. Un compte à rebours est lancé.

C’est dans les méandres du passé, de sa propre histoire que la jeune-fille cherchera une raison à son état. Remuant des choses difficiles, un passé parfois enfoui. Courant après des médecins non traditionnels, se reposant parfois sur ceux-ci en fuyant amis et famille…

Des réflexions parfois  alambiquées qui  ne servent pas la situation. Une introspection folle et vertigineuse.

Le style parfois ampoulé est fort bien trouvé ! Il semble même complètement fou que l’auteur ait pu mettre de si jolies métaphores, bien que saisissante, sur une réalité qui est d’autant plus âpre.

Une belle découverte qui m’a beaucoup touchée.

 

Un grand merci à Livraddict et aux éditions JC Latès!

 

 

Rosa Candida, Audur Ava Olafsdottir

Un petit livre qui m’a grandement séduite!

  Un amoureux des fleurs vient à la rescousse d’une roseraie abandonnée dans un monastère reculé. Riche en symbolique, il quittera ses terres natales d’Islande pour venir faire éclore l’héritage de sa mère partie trop tôt: une rose à huit pétales!

  Il quittera aussi cette « enfant-accident »‘ et sa mère, fruit d’une nuit avec une inconnue dans une serre.  Mais elles viendront le rejoindre contre toute attente le soumettant à une nouvelle étape de sa vie: apprendre à devenir père.

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Rosa Candida est un rêve de douceur, une bulle de bien-être et d’émotion. Tout y est simple et juste. Les mots retranscrivent une émotion profonde.  Sans jamais tomber dans l’emphase, l’auteur touche à des problématiques telles que le sens de la vie, la paternité et les rapports qui lient les gens les uns aux autres.

Subtilité, sensibilité et souvenirs d’une nuit dans une serre font de ce roman une profonde réussite! Un peu de douceur dans ce monde de brutes!

Si ce n’est pas déjà fait, je vous encourage à vous le procurer et à partager votre avis ici! Bonne lecture!

 

Le potentiel érotique de ma femme, D.Foenkins

Allez après ma lecture réussie de La Délicatesse, je me lance dans celle du Potentiel érotique de ma femme! Le titre m’avait l’air sympathique!

Le potentiel érotique de ma femme, D.Foenkins  dans Liens 9782070309771.main

 

Résumé d’après ma lecture et mon avis:

Hector est un pauvre type ou plutôt -soyons moins sévère- un type banal qui possède une névrose: la ‘collectionnite ». « Pin’s/étiquettes… tout y passe! Du côté vie familiale, ce n’est guère mieux! Une vie ordinaire voire médiocre rythme son quotidien: entre repas du dimanche midi chez ses parents et concours de collections… Jusque là, rien d’extraordinaire!

Mais un jour: c’est le drame! Il perd un concours intitulé « Meilleur collectionneur de badges de campagne électorale ». Tentative de suicide s’en suit, mais il se loupe! C’est alors qu’il décide de changer et de soigner sa névrose. C’est lors d’une réunion qu’il rencontre Brigitte, sa future femme.

–> Jusque là, j’ai beaucoup ri et apprécié le second degré dont fait preuve l’auteur. Il tourne en dérision son personnage par des petites réflexions bien piquantes pour le plus grand bonheur du lecteur! Un certain cynisme que j’avais déjà beaucoup apprécié dans La Délicatesse. Mais c’est alors pour moi que les choses se gâtent! Je continue mon résumé donc:

Hector retombe dans ses vieux travers en ayant un orgasme mental en voyant sa femme en train de laver les vitres.  Assez incongru me direz-vous! Le reste, je vous laisse le découvrir.

Selon moi, les deux dernières parties manquent de rythme et les lavages de vitres deviennent trop répétitifs. Ce style qui m’avait séduite en début roman finit carrément par me lasser et franchement m’agacer. J’avais donc hâte de terminer ce livre pour pouvoir passer à une autre lecture.

Bilan donc mitigé avec une moitié de livre plaisante et une autre lassante. Mais ce n’est que mon avis!

A bientôt pour ma prochaine lecture qui sera, je le pense, une réussite!

 

Bientôt de retour!

Chers lecteurs de ce blog, je ne poste plus mais continue à lire encore et toujours! Bientôt les vacances de février et l’occasion pour moi de venir vous présenter de nouveaux commentaires sur mes lectures! Je vous parlerai de mon coup de coeur pour Les Chaussures italiennes mais aussi de certaines de mes rencontres manquées! Je vous dis donc à très bientôt!

 

Bientôt de retour! dans Liens 184-lili-300x225

Desolation Road de Jérôme Noirez

Dans le cadre d’un partenariat avec Gulf Stream et News Book, j’ai reçu le livre de littérature de jeunesse Desolation Road.

 Le résumé :  Deux jeunes gens, June et David, se rencontrent adolescents et tombent amoureux. Le moins que l’on puisse dire est qu’ils n’ont pas eu une adolescence facile. La mère de June est partie vivre avec son oncle, la laissant seule avec Rose, sa tante aigrie et désabusée. David, quant à lui, vit dans une ferme voisine avec un père alcoolique qui le bat. Tout bascule le jour où David tue sans le vouloir véritablement son père. Commence alors pour les jeunes gens une longue cavale sanglante à travers la Californie des années 1930 les entrainant dans des affaires toujours plus sombres pour survivre… Cette cavale se finira à la prison de San Quentin pour les deux jeunes gens, David sera exécuté et June attendra patiemment d’être pendue tout en racontant son histoire, sans détours, au journaliste Gayle…   Desolation Road de Jérôme Noirez dans Liens

Mon avis :  J’ai été totalement séduite par ce petit roman construit à deux voies et qui, pour de la littérature de jeunesse, est extrêmement puissant. Il touche à des problématiques très profondes : le choix du crime pour survivre, de la cavale pour la liberté, de l’amour et de la soif de vivre qui animent finalement deux jeunes gens. Mais il touche aussi à un problème de société toujours actuel : le maintien de la peine de mort dans certains états des Etats-Unis… June mérite-t-elle de mourir pour ce qu’elle a fait ? Est-ce que la mort d’un homme peut servir à venger celle d’autres personnes ? …  

 J’ai été impressionnée par les émotions que suscite ce roman noir. Certains passages sont vraiment poignants et plein d’humanité. Nous pourrions citer l’extrait où June et David aident cette famille sur le bord du chemin qui a eu un accident de voiture et leur donnent de l’argent. Ce passage montre leur profonde bonté envers autrui et en fait des personnages attachants malgré les crimes produits… On ressent, avec une grande justesse dans l’expression, leur désarroi… Sans entrer dans le registre pathétique, qui m’agace en littérature, l’auteur trouve les mots justes pour montrer le ressenti de ses personnages, c’est d’autant plus efficace sur le lecteur !  Bien sur on ne les excuse pas, mais on cherche tout de même à comprendre leur geste !

Ce roman a éveillé en moi de nombreuses questions sur l’amour, le besoin d’être deux, sur la nécessité de se battre pour vivre… Vous l’avez donc compris, j’ai beaucoup aimé cet ouvrage et le recommanderai autour de moi, c’est certain !  Un grand merci à l’auteur, aux éditions Gulf Stream et à News Book !   

Aleph de Paulo Coelho

Je suis de retour sur mon blog après une très longue absence. J’ai lu pendant cette période mais j’ai consigné mes lectures dans un petit carnet. Non pas que je n’avais rien à partager ici avec vous mais plutôt que j’avais besoin de garder certaines de mes lectures pour moi. Certains livres sont en effet durs à raconter et seuls le silence et la méditation peuvent servir à les honorer.

Mais je reviens aujourd’hui avec un nouveau titre que j’aimerais partager avec vous. Une lecture qui me laisse perplexe… Il s’agit d’un des derniers livres de Paulo Coelho, Aleph.

 Aleph de Paulo Coelho dans Liens

Résumé d’après la quatrième de couverture:

Décider. Changer. Se réinventer. Agir. Expérimenter. Réussir. Oser. Rêver. Gagner. Découvrir. Exiger. S’engager. Penser. Croire. Grandir. Appartenir. S’éveiller.

Nous avons parfois besoin de retrouver un sens à notre vie, de lui redonner souffle et équilibre.
Et si un livre avait le pouvoir de vous faire découvrir un monde nouveau ? Et si, grâce à la magie des mots et d une histoire, vous commenciez un nouveau chapitre de votre vie ? Aleph est ce livre. Aleph est un voyage qui pourrait bien changer votre existence.

Mon avis:

Que de beaux mots et de verbes qui me parlent à ce moment de ma vie! Un livre qui semble inviter à la méditation et à la remise en question! Parfait! Je commence donc avec enthousiasme cette oeuvre, espérant voyager et rêver à la découverte de moi-même!

D’emblée, cependant,  je suis freinée dans mon élan… Je ne parviens pas à partager et à trouver d’intérêt à ce qu’éprouve l’auteur-narrateur Paulo Coelho dans son périple.

En quête de lui-même, cherchant des réponses dans l’ailleurs que constituent les différents pays du monde, il décide de parcourir la Russie à bord du Transsibérien, ponctuant son voyage par de multiples arrêts pour rencontrer ses lecteurs. Il est accompagné dans son périple par Yao, son interprète et par Hilal, une jeune femme qui impose sa présence dans ce voyage spirituel et qui va peu à peu lui devenir indispensable… Ensemble ils tenteront une expérience: découvrir et atteindre l’Aleph.  Mais qu’est-ce que l’Aleph? Encore une fois, je n’ai pas bien compris? Serait-ce une communion des sens et une redécouverte mystique de soi-même? Tout cela est bien trop ésotérique pour moi!

Vous avez donc compris que je n’ai pas du tout apprécié ce roman malgré mon intérêt pour l’auteur. Sans doute ai-je été trompée par la quatrième de couverture qui promettait de belles réflexions… Peut-être ai-je manqué de maturité pour accueillir un tel livre et en saisir la « substantifique moelle »?

C’est la première fois que je suis déçue par cet auteur, mais déjà un nouveau titre m’attend pour me faire redécouvrir l’homme qui m’avait fait rêver dans l’Alchimiste…

Le voisin, Tatiana de Rosnay

Après quelques mois d’absence, me revoilà pour de nouvelles lectures et donc de nouveaux articles! L’envie revient de dévorer des tomes entiers et de se replonger dans d’autres horizons littéraires! Je commence donc par vous présenter un titre de Tatiana de Rosnay: Le Voisin!

Le Voisin

 Le résumé:

Prenons une jeune femme apparemment banale – des jumeaux de onze ans, un mari homme d’affaires souvent en voyage, et un métier qui l’épanouit peu.
Comment cette femme sans histoires aurait-elle pu imaginer ce qui l’attend dans le nouvel appartement où la famille vient d’emménager ? C’est une nuit, alors qu’elle est seule dans son lit, que l’engrenage se met en marche. De la surprise à l’inquiétude, puis de l’effroi à la panique, victime d’un être insaisissable et diabolique, Colombe va vivre une aventure hallucinante à laquelle rien ne la préparait, et dont le dénouement ne sera pas l’épisode le moins étrange.

Mon avis:

    Si j’ai eu envie de lire ce livre, c’est que je possède moi-même un voisin fort étrange! Le résumé m’avait l’air fort prometteur, angoisse et insomnie assurées selon moi! Mais il n’en fut rien…

     J’ai été happée par le début de ce roman, sous une apparente banalité, les indices d’un bon polar se mettent en place: réveils nocturnes, doutes, remise en question entre folie et raison de la part de Colomba, la jeune femme… J’ai cependant très vite trouvé que l’enchaînement des événements manquait de rythme! On plafonne pendant plusieurs pages autour de cette histoire de musique qui se met en route toutes les nuits à 3heures et l’inactivité de la jeune femme face à cette situation m’a agacée! Je me suis mise à sa place et n’aurais pas agi de la sorte! Encore une fois c’est par le manque d’identification à l’héroine que je n’ai pu apprécier pleinement le livre. Peut-être ne suis-je pas assez ouverte d’esprit, après tout?

   Mais c’est davantage la fin qui m’a laissée sur une drôle d’impression. Sans vous la dévoiler, j’ai l’impression que Colombe « passe trop vite l’éponge » sur ce qu’elle a vécu et la terreur qu’elle a éprouvée! J’en serais bien incapable d’ailleurs!

  Je ne poursuis pas davantage mes commentaires car vous l’aurez compris je n’ai pas aimé cette lecture… Je relirais cependant avec plaisir des livres de Tatiana de Rosnay car je n’aime pas rester sur un échec et que Elle s’appelait Sarah était pour moi un véritable chef d’oeuvre! A bientôt!

Elle s’appelait Sarah, Tatiana de Rosnay

 Elle s'appelait Sarah, Tatiana de Rosnay  dans Liens

Le résumé:

Paris, mai 2002. Julia Jarmond, journaliste pour un magazine américain, est chargée de couvrir la commémoration de la rafle du Vel‘ d’Hiv. Au cours de ses recherches, elle est confrontée au silence et à la honte qui entourent le sujet. Au fil des témoignages, elle découvre, avec horreur, le calvaire des familles juives raflées, et en particulier celui de Sarah. Contre l’avis des siens, Julia décide d’enquêter sur le destin de la fillette et de son frère. Soixante ans après, cela lui coûtera ce qu’elle a de plus cher. Paris, le 16 juillet 1942 : la rafle du Vel’ d’Hiv’. La police française fait irruption dans un appartement du Marias. Le petit Michel, paniqué, se cache dans un placard, et sa grande soeur Sarah, dix ans, l’enferme et emporte la clé en lui promettant de revenir. Mais elle est arrêtée et emmenée avec ses parents.

 Mon avis:

J’ai beaucoup de mal à rédiger un article sur ce livre tellement mon émotion a été grande en le lisant. Je suis même restée « en panne » après la lecture de celui-ci… Impossible de commencer un quelconque autre livre ! J’étais comme hantée par le souvenir de celui-ci, par le fait de penser à cette période si sombre de l’histoire. Je vais donc tenter d’en dire quelques mots :

Il y a beaucoup de livres sur le sujet, beaucoup de films aussi. On est persuadé tout savoir sur cette page de l’histoire, mais Tatiana de Rosnay nous emmène plus loin. Par une écriture fine et sensible, elle touche la corde du cœur. Le roman même dans une première partie deux voix, celle de Julia une journaliste américaine de l’an 2000 et Sarah, une petite juive, victime de la Rafle. Julia, à la vie mouvementée, croise le chemin de Sarah par le biais d’un lieu : un appartement qui appartient à la famille de son mari. Appartement de l’horreur, appartement du souvenir lorsque l’on pense au petit Michel, le frère de Sarah… Mais je ne vous en dis pas plus et vous laisse le découvrir ! C’est au nom de la vérité, au nom du souvenir que Julia s’élancera à la recherche de celle qui fut autrefois une petite fille innocente, victime de la cruauté des hommes… Nous sommes alors happés par la quête de Julia qui fait revivre cette page sombre de l’histoire.

Un livre bouleversant, à la fois dur et magnifique.

Je suis ravie de participer cette semaine à des lectures organisées autour de Marie Desplechin. Merci donc à Stephie d’avoir lancé cette idée dont voici le logo fait pour l’occasion:

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J’ai choisi le titre Ma vie d’artiste.

Le résumé:

Anne vient d’emménager avec sa mère dans un nouveau quartier. Elle se sent seule et déracinée. Heureusement, elle fait la connaissance de Pierre, leur voisin peintre, et passe bientôt toutes ses soirées dans son atelier. Quand Pierre lui demande de l’aider à préparer sa prochaine exposition, Anne est très flattée. Ne serait-elle pas un peu amoureuse ?

Mon avis:

Ce court roman de littérature jeunesse se lit tout seul. Le vocabulaire y est riche et le style fort agréable, ce qui n’est pas toujours le cas des livres pour les jeunes!

La jeune Anne est l’archétype même de l’adolescente, elle ne parle pas beaucoup avec sa mère, trouve toutes ses décisions « nulles » et n’est satisfaite de rien, même pas d’elle- même! J’aime la manière dont Marie Desplechin fait s’exprimer son personnage. Certaines phrases sont tournées avec beaucoup d’humour et d’ironie!

Le sujet quant à lui est original: une jeune-fille qui se prend d’amitié pour un peintre adulte qui reproduit des morts et qui vit calefetré dans son atelier… J’aurais cependant aimé savoir davantage ce qui fascinait Anne, une ado, chez ce peintre… Une attirance un peu macabre pour ses peintures? sa propre personnalité (bien qu’il est dit qu’il ne s’exprime pas beaucoup)?

 Même si la fin est heureuse et un peu rapide, j’ai trouvé que ce livre était une agréable lecture et je n’hésiterais pas à le conseiller à mes élèves.

 

Merci Stephie d’avoir organisé cette semaine!

Glacé de Bernard Minier

J’ai reçu ce livre dans le cadre d’un partenariat avec Blog-o-book et les éditions XO et quelle découverte!

Glacé de Bernard Minier dans Liens 9782845635029

Voici tout d’abord le résumé de ce thriller:

Décembre 2008, dans une vallée encaissée des Pyrénées. Au petit matin, les ouvriers d’une centrale hydroélectrique découvrent le cadavre d’un cheval sans tête, accroché à la falaise glacée. Le même jour, une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée. Le commandant Servaz, 40 ans, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier cette enquête, la plus étrange de toute sa carrière. Pourquoi avoir tué ce cheval à 2 000 mètres d’altitude ? Serait-ce, pour Servaz, le début du cauchemar ? Une atmosphère oppressante, une intrigue tendue à l’extrême, une plongée implacable dans nos peurs les plus secrètes…

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Mon avis:

C’est tout d’abord un livre que je rêverais de voir adapter au cinéma tellement les lieux décrits sont envoûtants, somptueux, fascinants et hostiles à la fois. Le roman porte bien son nom! Les montagnes des Pyrénées semblent être les parfaites alliées de ce livre! Mystérieuses et difficilement praticables… parfaites pour être le théâtre de crimes en série! Un cheval, puis un homme… mais jusqu’où allons-nous plonger dans l’horreur?

Ensuite il y a trois endroits: un institut psychiatrique au fin fond des montagnes, une colonie désaffectée et le village de Saint-Martin. Plusieurs intrigues s’imbriquent lentement les unes dans les autres, peu à peu des liens se découvrent, des secrets sont percés à jour…

L’intrigue ne connaît aucun temps mort et l’identité du ou des suspects est préservée jusqu’aux dernières pages.   

Mais ce qui rend aussi ce roman « prenant », c’est la présence de deux personnages attachants: Diane Berg, la psychologue lâchée au milieu de fous dangereux (la description de l’unité A fait froid dans le dos), et Servaz, le flic hypocondriaque doté d’un bon esprit critique… C’est d’ailleurs un personnage que j’aimerais retrouver dans d’autres romans de l’auteur!

Maintenant arrêtez-là la lecture de ce commentaire si vous prévoyez de le lire car je vais brièvement parler de l’épilogue.

Ce thriller ou plutôt roman noir propose une fin ouverte et c’est là pour moi le génie de l’auteur qui ne se satisfait pas d’une « happy end » et qui laisse libre cours à son lecteur pour imaginer la suite. Qu’est devenu Julian? Pourquoi nous parle-t-on d’une colonie dont le sigle a été retrouvé sur des chevalières? Non monsieur Minier, vous ne pouvez pas nous laisser avec toutes ces questions en suspens! Il nous faut une suite et vous pouvez être sûr que je serais la première à aller me la procurer!

 Merci encore à Blog-o-book et aux éditions XO pour cette formidable lecture…glaçante!

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